La drogue au volant
Le canabis ravage la tête mais aussi la route.
Dans les grandes agglomérations et à des moments bien précis (la nuit et le week-end), entre 25% et 30% des accidents de la route graves ou mortels impliquent des conducteurs usagers de drogues. Un chiffre qui montre que la consommation de drogue, parce qu'elle est liée à certains comportements sociaux, notamment parmi les jeunes, est devenu un réel facteur de risque sur la route. Aujourd'hui en France, 3 millions de personnes sont des consommateurs occasionnels de cannabis et 300 000 en sont des réguliers… Ce phénomène, de plus en plus banalisé, provoque de lourdes conséquences sur la route, en effet, 1500 jeunes meurent chaque année à cause de la drogue au volant.
Quelles sont les sanctions ?
Le seuil légal est de 1 nanogramme de TCH (principe actif du cannabis) par millilitre de sang. Il est en moyenne de 4,56 ng/ml sur les cas étudiés, ce qui correspond à plusieurs joints fumés avant de prendre la route. Toute personne qui conduit un véhicule alors qu’elle a fait usage de stupéfiants est passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement, de 4500 € d’amende, d'une perte de six points sur le permis de conduire et d'une suspension de celui-cipour une durée de 3 ans
Attention: Si cette infraction est couplée avec l'alcoolémie : les peines sont portées à 3 ans d'emprisonnement et 9000 € d'amende avec annulation du permis de conduire pour une durée de 5 ans
Ce qu'il faut savoir
La lutte contre l'ivresse cannabique au volant est un des principaux chantiers en France à propos d'insécurité routière. Pour être plus efficace de nouveaux moyens de dépistage sont à l'étude comme le test salivaire qui devrait entrer en vigueur en 2007. Il se substituera au procédé plus contraignant utilisé aujourd'hui. Les contrôles s'effectuent en deux temps. Un test urinaire est d'abord pratiqué en présence d'un médecin. En cas de résultat positif, il est suivi d'une prise de sang. Une analyse indispensable pour engager des poursuites.
Les forces de police et de gendarmerie peuvent contrôler n’importe quel conducteur et procéder à un dépistage systématique des conducteurs impliqués dans un accident corporel et matériel de la circulation si des indices font présumer que le conducteur peut avoir fait usage de substances classées stupéfiants. |